LANCEMENT DU PROGRAMME D’EXPLORATION CULINAIRE À L’ÉCOLE CHRIST-ROI

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Les Explorateurs culinaires ont procédé au lancement du programme scolaire « Exploration culinaire » récemment alors que le chef Patrice Gosselin et le correspondant culinaire Stephane Banfi étaient de passage dans les classes de quatrième année de l’école Christ-Roi, à Ahuntsic, pour sensibiliser les jeunes à l’importance de cuisiner, de bien manger et d’acheter des produits locaux.
« On veut avant tout reconnecter les jeunes avec la vraie nourriture, et leur montrer qu’on peut s’amuser en cuisinant, explique le chef Patrice Gosselin. Et pour moi, c’est une belle opportunité de partager mon expérience avec les jeunes et de me sentir, par moments, très vieux. »

« Avec tous les problèmes d’obésité chez nos jeunes et l’omniprésence de la malbouffe, on trouve super important que l’alimentation et la cuisine fassent partie du programme éducatif dès le primaire, d’ajouter Banfi. Alors on s’est dit qu’on le ferait nous-mêmes. »
Lors de la présentation interactive, avec jeu-questionnaire et vidéos à l’appui, les jeunes sont initiés aux bénéfices de bien manger, au métier de cuisinier, aux super-pouvoirs des légumes et finalement aux avantages de manger des produits québécois.
En fin de présentation, les jeunes sont également mis au défi de cuisiner des recettes à la maison, pour lesquelles ils recevront des cartes de collection illustrées de super-héros, une fois la recette complétée.
« On tient à remercier et féliciter les Explorateurs culinaires pour cette belle activité culinaire qui est en lien avec les apprentissages en sciences et en alimentation, a commenté Nora Menane, enseignante de 4e année. Les élèves ont vraiment aimé l’animation qui était agréable, amusante et interactive. »

« Les recettes sont simples, nécessitent peu d’ingrédients et les élèves pourront les réaliser à la maison avec leurs parents », ajoute l’enseignante Sheila Perriard.

Les Explorateurs culinaires est un organisme à but non lucratif qui aide les gens à prendre des décisions plus éclairées concernant leur alimentation tout en les encourageant à cuisiner.

On peut trouver tous les détails de leur programme scolaire d’Exploration culinaire sur leur site www.explorateursculinaires.tv/ateliers. 

(Publié le 11/06/2021)

MORT D’ABEILLES EN MONTÉRÉGIE

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Après avoir essuyé un refus catégorique de notre gouvernement de nous partager les résultats d’analyse des millions d’abeilles qui sont soudainement mortes en Montérégie il y a un an maintenant, nous avions 30 jours pour contester la décision.

Vu que l’on juge d’intérêt public le fait de savoir pourquoi au juste ces merveilleuses bestioles ont crevé subitement en l’espace de 10 jours l’an dernier sans raison évidente, on s’est fait plaisir en expédiant une lettre étoffée au ministère pour le convaincre de revenir sur sa décision, qui soulevait, entre autres, la notion du « secret industriel » afin de justifier son refus.

« En fait, l’information que nous vous demandons de partager est tout le contraire d’un “secret industriel” et demeure avant tout d’intérêt public, explique-t-on. Dans un monde où notre environnement naturel est de plus en plus fragilisé, les Québécois et Québécoises ont certes le droit de savoir ce qui se trouve dans l’air, dans leur eau, dans leurs sols — surtout quand des millions d’abeilles décèdent sans avertissement, en plein été. À titre de comparaison, si l’on découvrait des millions de poissons morts sur les rives du Saint-Laurent un matin, on est en mesure de croire que les citoyens auraient droit, un an plus tard, à des explications de la part de leur gouvernement et à un certain niveau de transparence. »

ÇA VIENT D’OÙ AU JUSTE?

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Il y a quelques semaines, on vous a parlé du Rapport du commissaire au développement durable où l’on apprenait que les étiquettes qu’on trouve sur nos aliments — dont la fameuse mention « Aliments du Québec » pour encourager la vente des produits d’ici — sont loin d’être fiables. 

On a eu une preuve assez flagrante du flou géographique qui peut planer sur ces étiquettes à l’achat d’un paquet de viande Beyond Meat, la semaine dernière, dont l’étiquette sur l’emballage indiquait à la fois « Produit des États-Unis » et « Fabriqué au Québec ». On est évidemment en faveur du libre-échange, mais il y a quand même des limites. On a envoyé un petit courriel à Aliments du Québec et au MAPAQ pour avoir des explications. On vous tient au courant.

(Publié le 11/06/2021)

 

 

CONCOURS : GAGNEZ UNE BOÎTE À SURPRISE BIOITALIA

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Pour célébrer l’Italie, quoi de mieux que recevoir l’Italie en cadeau ?

Nous sommes très fiers de vous donner la chance de recevoir une boîte à surprise remplie de superbes produits de la compagnie Bioitalia. Au menu : des pâtes, des légumineuses, des boîtes de tomates, des vinaigres fins — les possibilités sont infinies.
Au total, nous avons six belles boîtes à expédier, toutes variées, contenant une explosion de saveurs, qui n’attendent que votre adresse pour vous combler.

Pour participer, rien de plus simple.

Faites-nous parvenir des adresses courriel de gens qui, selon vous, seraient heureux de recevoir notre infolettre.

… Et c’est tout.

Vous pouvez nous envoyer autant d’adresses que vous voulez. Chaque nouvelle inscription vous fera obtenir automatiquement une participation au concours, donc plus vous envoyez d’adresses, plus vous avez de chances de gagner (concept).

Le tirage se fera le 21 juin alors que vous et une des personnes que vous nous avez référées gagneront automatiquement les prix.

Pour nous faire parvenir des adresses, juste cliquer sur le beau bouton ci-dessous.

Et comme on dit si bien en italien :
In bocca al lupo ! 
Grazie Bioitalia !
Et puisque l’Euro est à nos portes, on s’en permet aussi une petite dernière : Forza Italia !

ALIMENTS DU QUÉBEC …PAS VRAIMENT

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Finalement, puisqu’on parle d’achat local, on termine avec une nouvelle qui dépasse toute logique et qui, coïncidence ou pas, implique encore une fois le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

En effet, dans le Rapport du commissaire au développement durable déposé jeudi, on apprenait que les étiquettes qu’on trouve sur nos aliments — dont la fameuse mention « Aliments du Québec » pour encourager la vente des produits d’ici — sont loin d'être fiables.

Si vous pensez qu’on exagère, voici les quatre grands constats du rapport qu’on cite intégralement :

1. Le ministère (MAPAQ) n’a pas pris les mesures nécessaires pour que les consommateurs aient facilement accès à de l’information fiable sur les allégations et la provenance des aliments.

2. Le ministère ne surveille pas adéquatement la fiabilité des indications présentes sur les étiquettes des aliments.

3. Aliments du Québec n’a pas mis en place les mesures suffisantes pour garantir que les produits qui portent ses logos proviennent vraiment du Québec ou y sont préparés.

4. Le processus de certification des aliments biologiques québécois repose sur plusieurs contrôles, mais peu de tests sont effectués pour détecter les substances interdites dans ce mode de production.

Le rapport détaillé tire carrément sur tout ce qui bouge, soulignant également au passage que :

  • - le ministère n’a pas de programme spécifique de surveillance des étiquettes ;
  • - il a mandaté la Ville de Montréal pour effectuer les inspections des établissements alimentaires situés sur son territoire, mais n’a toutefois pas l’assurance que la Ville réalise les travaux adéquatement ;
  • - la formation des 153 inspecteurs du secteur alimentaire du MAPAQ est insuffisante pour assurer une surveillance efficace des étiquettes alimentaires ;
  • - plusieurs entreprises utilisent des logos « Aliments du Québec » sur leurs produits alors que les fiches de leurs produits sont incomplètes dans la base de données d’Aliments du Québec.

Et cela continue comme ça pendant presque 52 pages.

Bref, pour Aliments du Québec, un organisme dont le budget est passé de 1,7 M$ à près de 20 M$ en 2021 et dont LE SEUL BUT AVOUÉ est de s’assurer d’où viennent ses produits et d’en faire la promotion, disons que le constat est à la fois humiliant et désolant.

Et quand on connaît les autres grands chantiers du ministère de l’Agriculture dont on a parlé plus haut, disons que cela n’a vraiment rien pour inspirer confiance.

Donc, si vous voulez être certain de manger des produits d’ici cet été, trois conseils :

1. N’achetez pas de produits transformés
2. Faites pousser vos propres légumes
3. Achetez directement d’un producteur en qui vous avez confiance

Entre-temps, notre recommandation serait de carrément retirer du marché l’auto-collant « Aliments du Québec » qui ne veut rien dire et de le remplacer tout simplement par « Aliment ». Oui, à 20 M$ par année, cela revient quand même cher du sticker. Mais cela aura au moins le mérite d’être plus véridique.

À part si on achète des Mister Freeze, il va de soi.

(publié le 29/05/2021)

ON A VISITÉ LA FERME BIKA

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Manger frais. Manger local. Manger dehors. Manger mieux. Pourquoi ne pas faire tout cela d’un seul coup ?

La cheffe réputée Fisun Ercan, anciennement du restaurant SU à Verdun, a décidé de réunir ces conditions gagnantes à la Ferme Bika, à Saint-Blaise-sur-Richelieu, pour nous faire apprécier une cuisine turque savoureuse et généreuse, et surtout nous faire découvrir le concept de la ferme à la table. Littéralement. Car tous les légumes ou aliments qui sont servis proviennent du jardin sur place ou encore d’un producteur avoisinant. On parle ici de proximité au max, le tout dans un décor chaleureux, avec une superbe verrière agencée d’une grande cuisine qui contient même un four à pain !

Mais ne dites surtout pas à Fisun qu’elle « a un restaurant » ; elle veut plutôt nous faire vivre une expérience gastronomique turque complète, tout en sensibilisant les gens à l’importance de la nourriture locale, les aliments saisonniers et le zéro déchet. La vision totale, quoi. Et honnêtement, c’est parfaitement réussi.
Le menu pique-nique que nous avons goûté est généreux, varié, délicieux, bien équilibré, les saveurs sont nuancées et subtiles, le tout servi dans des emballages compostables (pandémie oblige). Le prix suggéré pour deux personnes est très raisonnable et on y retourne sans hésiter. Car pour savourer la proximité, la distance n’a pas d’importance.

(Publié le 29/05/2021)