La prochaine fois que vous allez au restaurant chinois et commandez un « Numéro 4, sauce rouge avec eggrolls on the side» posez-vous la question : s’agit-il vraiment d’authentiques mets chinois? Et si oui, cette sauce rouge mystérieuse qui enveloppe mes boules de poulet est-elle plus performante que de la colle époxy? L’équipe de recherche des Explorateurs s’est penchée sur la question et a déniché pour vous les Top 5 mets chinois qui ne sont pas vraiment des mets chinois.
5.Les Eggrolls
Attention : à ne pas confondre ici avec les rouleaux impériaux. Les eggrolls sont les pochettes de forme plutôt rectangulaire à base d’une pâte lourde, qui contiennent plus de farce que les rouleaux impériaux, et qui peuvent servir à la fois d’arrêt de porte ou d’oreiller, dépendamment de leur fraîcheur. On ne s’en étonne pas : le produit est purement américain. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les appelle les American–style Eggrolls.
4. La sauce soya VH
Avant toute chose, il nous appert important de préciser un élément primordial dans notre compréhension de ce qu’est un met chinois : CE N’EST PAS PARCE QU’UN PLAT CONTIENT DE LA SAUCE SOYA QU’IL EST, PAR DÉFINITION, UN MET CHINOIS. Voilà, c’est dit. Et tant qu’à parler de sauce soya, rétablissons un autre fait : la sauce soya commerciale – de la marque VH par exemple, qu’on retrouve dans nos supermarchés est une très pâle imitation, un produit synthétique, un édulcoré de la vraie sauce soya qui se fabrique en Chine. On y ajoute même du caramel et du sirop de maïs pour lui donner de la couleur et de la saveur. La vraie sauce soya est un mélange de graines de soja fermentées, d’une céréale torréfiée, d’eau et de sel marin. La VH, question de mettre les pendules à l’heure, est faite pas la même gang qui produit les Pogos, le Pam et les produits du Chef Boyardee. A-t-on besoin d’en dire plus?
3. Le macaroni chinois
On revient à ce qu’on disait plus haut : ce n’est pas parce qu’on ajoute de la sauce soya à un mélange de macaroni cuit, de viande haché et de champignons que ça en fait automatiquement un plat asiatique. Et même si les Chinois aurait inventé les pâtes, après de longues recherches, nous ne sommes toujours pas parvenus à trouver une recette chinoise authentique qui met en vedette des macaronis.
2. Le chop suey, le chow mein, le riz frit
Toutes des inventions américaines, dans lesquelles on garoche pas mal n’importe quels restes qu’on fait cuire avec soit des fèves germées (communément appelés chop suey), soit avec des nouilles (le chow mein) ou avec du riz frit. A la fin du 19e siècle, les cuisiniers chinois ont modifié, quand ce n’est pas carrément inventé, des plats pour plaire aux goûts des consommateurs canadiens et américains. D’où la naissance d’une cuisine « canadienne-chinoise » et « américaine-chinoise ». On vous l’affirme : la cuisine chinoise, la vraie, l’authentique, ne se retrouve pas au Buffet de Jade ou à La perle de l’Orient, soit dit en passant.
1. Le biscuit chinois ou « Fortune cookie »
Le fameux biscuit aux proverbes souvent incompréhensible ou insignifiant qu’on nous sert bien dur à la fin d’un repas au restaurant chinois serait, en fait, originaire de la Californie, inventé soit par un architecte paysagiste japonais de San Francisco, soit par un pâtissier cantonais de Los Angeles. Et question de vraiment mêler tout le monde, ses origines seraient plutôt japonaise que chinoise. En effet, il aurait été inspiré par les tsujuira senbei, des petits biscuits japonais dans lesquels on retrouve des billets amoureux. Donc, asiatique. Romantique. Mais pas chinois.

