Pour les fêtes, si vous êtes un peu écoeuré du duo de couronne de crevettes surgelées et de sauce cocktail Heinz, notre équipe de chevronnés recherchistes a mis sur pied une liste d’aliments ou de traditions de Noël typiques à certaines régions du monde. Alors allez-y, découvrez! Et vous verrez que c’est souvent à force d’explorer qu’on apprend à se consoler.
5. Le poulet frit Kentucky du Japon
Le colonel et son baril font des ravages au Japon, avec des lignes d’attentes qui font régulièrement plusieurs coins de rue la veille de Noël. Incrédule, le phénomène nous a été confirmé par Amy Sherwood de Yum Brands, compagnie qui contrôle les PFK de la planète. Pourquoi cet engouement? Au-delà de la folie habituelle et inexplicable qui semble motiver toutes les tendances au pays du soleil levant, il appert que les Japonais ne croient pas au père Noël, mais plutôt que le vieux barbu sur le baril rouge PFK est, lui, le père Noël. D’où cette rage soudaine de poulet pour le temps des fêtes.
4. Le mincemeat anglais
Il s’agit d’une sorte de confiture de fruits secs ou confits, de noix et d’alcool. Le tout macère quelques semaines, et on s’en sert pour garnir tartes et tartelettes. Sa particularité? Il contient également une bonne dose de suif de bœuf, plus précisément des bonnes grosses cuillérées de gras de rognons haché finement. Le mincemeat est une spécialité culinaire anglaise très ancienne qu’on cuisinait déjà au Moyen-âge. Et la recette n’a visiblement pas trop évolué depuis. Mais venant des Anglais, est-ce qu’on est vraiment surpris?
3. Le Lutefisk des Vikings
Plat typique des fêtes, le lutefisk est fait de poisson blanc (de la morue, par exemple) et il a comme mérite d’être encore plus d’entretien qu’un poisson vivant. On le fait sécher, puis on le fait tremper dans l’eau froide pendant 5 à 6 jours, en prenant soin de changer l’eau chaque jour. On le place ensuite dans une solution d’hydroxyde de sodium dans laquelle il va macérer pendant deux jours. On replonge ensuite le poisson 4 à 6 jours dans de l’eau froide qu’on change encore quotidiennement. Quand il prend une consistance de gelée dégueulasse, c’est qu’il est prêt. Et à quoi sert l’hydroxyde de sodium? À nettoyer et à déboucher les tuyaux.
2. Le réveillon végé de la Lituanie
Les Lituaniens ont le sens de la fête. Leur repas de Noël débute à la tombée de la nuit le soir du 24 décembre et consiste en douze plats représentant les apôtres. La particularité de cette tablée : aucun plat ne contient de la viande. Fini le ragoût de pattes de cochon et la tourtière. On retrouve plutôt des poissons (brochet, hareng), de la purée de pommes de terre, de la choucroute, des plats à base de betterave, des fruits séchés, des légumes, des noix et même du gruau (décidément, les Lituaniens sont des bêtes de partys). Un dicton commande de goûter à chacun des plats, sous peine de ne pas se rendre au prochain réveillon. Un autre dicton, plus mesquin celui-là, soutient que de goûter à chaque plat peut avoir le même résultat.
1. Le mattak du Groenland
Un délice des fêtes, le mattak est constitué de peau de baleine à laquelle on a gardé une couche de gras. Pour que le gras soit plus facile à manger on le coupe en cubes qu’on arrache avec les dents. Il est souvent assaisonné de sel épicé et parfois avalé tout rond. On dit qu’il goûte la noix de coco fraîche et qu’il complémente à merveille d’autres spécialités de la région comme des oiseaux de mer fermentés et du foie de phoque frais, le tout, idéalement, agrémenté d’un gallon de Pepto-Bismol servi température pièce.

