L’Halloween est à nos portes et pendant une folle nuit, les choses ne sont pas exactement ce qu’elles semblent être. Mais s’il y a une chose que cette mascarade annuelle nous prouve hors de tout doute c’est que oui, la durée de vie d’un caramel mou Kraft est assez déconcertante, mais aussi, c’est que dans la vie, comme dans l’alimentation, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Donc, cette semaine, les Explorateurs vous proposent de débusquer certains aliments qui se plaisent à se déguiser, des trompe-l’œil qui se glissent régulièrement et sournoisement dans nos cuisines. Voici donc les Top 5 produits ou aliments qui sont des imposteurs.
5. La goberge
Probablement LA créature aquatique qui souffre le plus d’une crise d’identité à part Sylvie Fréchette, la goberge est un poisson qui est parente avec la morue, mais elle est plus souvent consommée comme un crustacé, plus précisément en simili-crabe. Comment? Parce qu’elle a une viande blanche très maigre et tendre. Parce qu’elle est facilement transformée. Et parce que, comme dans le cas du soi-disant « Crabe royal » de Seaquest, on lui ajoute eau, blanc d’oeuf liquide, amidon de maïs, fécule de manioc modifiée, sorbitol, sel, huile de poisson raffinée (huile d’anchois et de sardine), farine de koniac (contient carraghènne, dextrose), vin de riz, colorant naturel, caramel, poudre de blanc d’oeuf, chair de crabe royal, extrait crabe, arômes naturels et artificiels, proteins hydrolysées de soya, de maïs et de blé, glucose-fructose, maltodextrine, amidon de maïs modifié, hydrolysate de fécule de manioc hydrogénée, inosinate disodique, guanylate disodique, propylèneglycol, alcool, succinate de sodium, phosphate de sodium, huile de canola, extrait de romarin, tocophérols, huile de tournesol et acide citrique.
La mer dans chaque bouchée, quoi.
4. La margarine
C’est à Napoléon III qu’on doit cette brillante idée d’inventer quelque chose qui ressemble à du beurre, qui goûte comme le beurre mais qui coûte moins cher. En effet, son altesse lance, en 1869, un concours pour élaborer un produit afin de remplacer le beurre qui, en plus d’être plutôt rare à l’époque, était très dispendieux et difficile à conserver. Grâce au génie du chimiste et pharmacien Hippolyte Mège-Mouriès, la margarine a été inventée, originalement en utilisant de la graisse de bœuf, du lait et de l’eau. Les progrès de la science permettront par la suite d’utiliser des huiles végétales, ce qui prouve encore une fois que margarine appartient plus au monde de la chimie que de la gastronomie.
3. Œufs de lompe
Poisson grotesque, plutôt laid, brun et couvert de tubercules, pas surprenant que la lompe soit pêchée principalement pour ses œufs. Mais encore là, il y a du travail à faire pour arriver à ses fins d’imitation : les œufs ternes et gris sont trempés dans une saumure salée, puis on y ajoute du colorant rouge ou noir, quelques agents de conservation et des épices, le tout dans un beau petit bocal bien « fancy » avec de préférence une étiquette utilisant des caractères russes et une vieille peinture de tsar et… voilà! Du caviar à deux piasses!
2. Breuvages, cocktails et punchs aux fruits
Comme nous le savons tous, la meilleure façon de se faire un jus sera toujours de cueillir un fruit frais, de le presser à mains nues de façon sauvage et virile en pensant à son ex, et par la suite d’en savourer l’extraction avec un doux sentiment de satisfaction et de vengeance accomplie. Mais comme on n’a pas toujours des fruits frais sous la main, ou des frustrations amoureuses à assouvir, on se rabat plus souvent qu’autrement sur des jus déjà préparés. D’où le danger. Car bien qu’il existe plusieurs jus légitimes sur le marché, il existe également une pléiade d’imitations qui ont recours aux plus basses techniques de marketing pour vous duper. Ainsi, on retrouve sur le marché des « cocktails », des « breuvages » ou encore des « punchs » aux fruits qui ne garantissent aucunement la présence de fruits à l’intérieur. Ces boissons sont souvent composées d’eau, de sucre, d’essence naturelles et artificielles, d’additifs et, qui sait, peut-être même, quelques fois, de jus. Donc, pour être certain, toujours rechercher l’appellation « jus ». Ou mieux encore, toujours faire votre propre jus. C’est excellent pour votre santé physique et, dépendamment de votre méthode de fabrication, pour votre santé mentale aussi.
1. Le Coffee-mate
Celui-là, il faudrait bien que quelqu’un nous l’explique à un moment donné. Un compagnon du café disponible en liquide, en poudre, en concentré, en bâtons, sans sucre ou « light »; une durée de vie presque indéfinie en tablette; des saveurs aussi inquiétantes que Vanilla Chai Spice, Tiramisu et Coconut Crème; un site web – un site web complet ! – qui offre aux internautes la chance, notamment, de chatter LIVE avec un spécialiste Coffee-mate en ligne entre 8 am et 8 pm, on présume en cas d’urgence – et tout cela pour quelque chose qui peut être remplacer en tout temps, haut la main, par quelques gouttes de lait ou de crème. Sérieusement : il faut que quelqu’un nous explique.

