
5. LA MOUCHE ESPAGNOLE
(SPANISH FLY)
Cette petite mouche verte, séchée puis réduite en poudre, est consommée depuis l’Antiquité prouvant encore une fois que l’homme descend parfois plus de la grenouille que du singe. Bref. Lorsqu’elle est absorbée, elle provoque une inflammation des voies urinaires, ce qui occasionne la congestion des parties génitales, donnant comme résultat l’état érigé qui fait nos bonheurs matinaux. Dans les faits, c’est un toxique puissant. Le Marquis de Sade, ce party animal royal, s’est d’ailleurs retrouvé à la Bastille pour avoir empoisonné plusieurs personnes à qui il avait offert des chocolats fourrés à la cantharidine.
4. L’HUÎTRE
Bon, faisons le point sur l’huître une fois pour toutes : son effet aphrodisiaque a plutôt à voir avec la façon – heu – gutturale qu’on la mange, plutôt qu’avec sa composante. L’huître est un aliment riche en zinc qui contribue à la production de la testostérone, donc nécessaire à la libido. Mais la science nous dit qu’une augmentation de testostérone veut également dire une voix plus grave, l’apparition de poils au visage et une allure masculine. Conclusion logique : nous pouvons dès lors établir que Michael Jackson n’est pas mort d’une indigestion d’huîtres. Mais il faudrait peut-être aussi y penser deux fois avant d’en faire ingurgiter une douzaine à sa douce. À moins d’être marié à une nageuse bulgare, il va de soi.

3. LE CHOCOLAT
Le chocolat – le noir, celui à 70% et plus en cacao et pas la Cherry Blossom – est utilisé depuis des millénaires comme aphrodisiaque. Il contient en effet les conditions gagnantes de l’excitation : de la caféine (qui stimule la circulation sanguine), de la théobromine (un stimulant doux qui agit positivement sur l’humeur), et de l’anandamide (qui agirait sur le cerveau, selon de toutes récentes études, comme le cannabis). Par contre, léger détail, il faudrait manger plus de 13 kilos de chocolat pour atteindre ces effets. Ce qui soulève la question percutante: on a beau être stimulé au max et avoir les sens émoustillés, qui veut bien vouloir de quelqu’un qui mange 13 kilos de chocolat?

2. LE GINGEMBRE
Bien avant les cornes de rhinocéros et les pénis de phoques, les Chinois étaient maniaques du gingembre, LE plus ancien des aphrodisiaques utilisés en Orient depuis plus de 5 000 ans. À l’origine, on l’utilisait pour traiter des maux variés comme des gaz intestinaux, des coliques, spasmes et troubles gastriques, le rhume, la grippe, des maux de gorge, le manque d’appétit, les maux de tête et les douleurs rhumatismales. La routine quoi. Son goût prononcé et épicé était également réputé pour augmenter la libido et du même coup, il servait – et sert encore d’ailleurs – à réduire les nausées causées notamment par la grossesse. Un « all-in-one » comme diraient les Américains. Même si aucune étude scientifique n’a vraiment réussi à prouver que le gingembre est aphrodisiaque, nous croyons tout simplement qu’il enchante par son côté pimenté et exotique. Et surtout, qu’il coûte moins cher qu’une semaine à Punta Cana.

1. LA VANILLE
Les Aztèques s’en servaient pour réanimer leur vigueur toute masculine, avec le chocolat. La vanille doit surtout son succès à son odeur qui stimule les sens, d’où son utilisation très répandue en parfumerie. On vous le dit : personne ne reste indifférent aux arômes de cette épice. Le neurologue Dr. Alan Hirsch a d’ailleurs cerné l’effet de la vanille lors d’une expérience particulièrement intéressante à laquelle 31 hommes ont été soumis à 30 odeurs différentes afin de déterminer lesquelles les excitaient le plus. Les hommes âgés ont répondu très favorablement à la vanille. Les odeurs gagnantes – tous âges confondus : la lavande et la tarte à la citrouille suivis de la réglisse noire et des….beignes. Vous l’aurez deviné, l’expérience avait lieu aux États-Unis.

